Touggourt aurait été le nom d'une ancienne esclave. Une femme que l'on aime à décrire comme légère. Encore une histoire de femmes ! Le sud algérien n'a pas échappé aux intrusions féminines dans la petite histoire comme le rappelle à juste titre, Pierre Fontaine dans son ouvrage ancien consacré à la région (1952).
Cette esclave blanche à la beauté inégalée maîtrisait la science de l'amour. Rapidement, les habitants mâles de la ville succombèrent sous le charme. Des rois se seraient entretués pour elle. Parmi les prétendants, nous pouvons compter le roi des Beni djelleb et son cousin de l'oasis de Temacine.
En Tamazight, le mot Touggourt serait un dérivé du terme (Toobort) qui signifie "porte". Par extension, nous y entendons "porte du désert".
"Passé les sables, vers Alij, il est un feu
Où reviendront toujours, même embrumés, mes yeux.
Quand un souffle de vent l'attise, dans la nuit
On croirait, mystérieuse, une étoile qui luit.
Ton souvenir au coeur, c'est l'aile qui s'affole,
L'aile d'amour, en transe, et qui déjà s'envole"poème - extrait de l'oeuvre "Le fou de Laylâ - Majnûn" - Sindbad - Actes Sud
Oeuvre de Farid Benyaa - artiste algérien


